chapitre 22 : DIVERSITE ET CARACTERISTIQUES DES UNITES COMMERCIALES

I) LES UNITES COMMERCIALES PHYSIQUES 

Une unité commerciale physique nécessite le déplacement réel du client pour accéder à l'offre de produits ou de services. Une unité commerciale est définie par son concept, c'est-à-dire par l'ensemble de ses caractéristiques physiques et mercatiques. 

                A) LES UNITES PHYSIQUES A DOMINANTE OFFRE DE PRODUITS 

                               1) Les petits commerces de proximité

 -         Les magasins traditionnels : surface de vente (SDV) réduite (moins de 120 m²), zone de chalandise restreinte, assortiment alimentaire ou spécialisé, méthode de vente traditionnelle, localisations variées. Ces magasins sont encore très nombreux, mais certains résistent mal à la concurrence des grandes surfaces. Ex. :

-         Les supérettes : SDV entre 120 et 400 m², assortiment à dominante alimentaire, vente en libre service, localisation en zone urbaine et rurale. Ex. :

-         Les magasins de dépannage (convenience store) : assortiment limité aux produits de première nécessité, ouverts 24 heures sur 24. Ex. : 

                               2) Les grandes et moyennes surfaces

 -         Les supermarchés : SDV comprise entre 400 et 2 500 m², assortiment à dominante alimentaire (90 %), vente en libre-service. Ex. : __________________________

Le premier supermarché date de 1958. Certaines enseignes, apparues au début des années 90, se caractérisent par des prix bas, un choix réduit de produits, l’absence de marques, un aménagement sommaire : ce sont des maxidiscomptes (hard discount).  Ex. : _______________________________

 -         Les hypermarchés : SDV supérieure à 2 500 m², assortiment large et profond en alimentaire et non alimentaire avec de nombreux services associés, vente en libre service, vastes parkings en périphérie des villes.  Ex. : _______________________________

 -         Les grandes surfaces spécialisées (GSS) : assortiment large et profond dans un univers précis de consommation, marques nationales et marques de distributeurs. Ex. : _______________________________

                                3) Les grands magasins

 Ce sont de très grandes surfaces de vente plusieurs niveaux, localisation au centre des grandes villes, architecture travaillée, assortiment très large et très profond à dominante non alimentaire avec des produits haut de gamme et des grandes marques de luxe Elles offrent de nombreux services associés. C’est une vente conseil et en libre service assisté.

Ex. : _______________________________

Apparu au milieu du XIXe siècle, ce format connaît des difficultés importantes charges de fonctionnement élevées, concurrence des GSS.

                                4) Les magasins populaires

 Ils ont une SDV moyenne de 1 750 m², un assortiment de produits courants alimentaires et non alimentaires, une implantation en centre ville. Le concept est apparu dans les années 30. Les enseignes Prisunic et Uniprix ont disparu. Seule l’enseigne Monoprix subsiste.

                 B) LES UNITES COMMERCIALES A DOMINANTE OFFRE DE SERVICES

 Les unités commerciales physiques proposant des services se distinguent par l’intensité de la relation commerciale, et l’importance des moyens matériels et des supports physiques accompagnant la prestation. Certaines offrent des services à forte composante matérielle. Pour d’autres unités commerciales, le système de servuction nécessite un personnel technique (back office) et un personnel de contact (front office).

Ex. : _______________________________

 II) LA VENTE A DISTANCE ET LES UNITES COMMERCIALES VIRTUELLES

                 A) DEFINITION ET EVOLUTION DE LA VENTE A DISTANCE

 Selon le Code de la consommation, la vente à distance est la vente « conclue sans la présence physique simultanée des parties, entre un consommateur et un professionnel, qui utilisent exclusivement, pour la conclusion du contrat, une ou plusieurs techniques de communication à distance ».

Les médias et supports de la VAD sont le catalogue, le publipostage, le téléphone, le Minitel et Internet.

Le téléachat utilise la télévision pour présenter, promouvoir et vendre des produits.

La vente à distance représente 5 % du commerce de détail en 2004, avec un taux d’évolution annuel de 13 %.

La part du commerce électronique (e-commerce) dans le chiffre d’affaires total de la vente à distance est de 46 % en 2004, avec un taux de progression annuel de 53 %. Avec l’utilisation d’Internet, les vépécistes d’hier (vendeurs par correspondance) sont devenus les véadistes (vendeurs à distance) d’aujourd’hui.

                 B) LES UNITES COMMERCIALES VIRTUELLES

 La vente à distance se fait par l’intermédiaire d’unités commerciales virtuelles qui permettent aux consommateurs d’accéder à l’offre sans se déplacer physiquement. Un site marchand est une unité commerciale virtuelle. Selon la Fédération des entreprises de vente à distance (FEVAD), la répartition du chiffre d’affaires e-commerce produits entre les différents acteurs pour 2004 est la suivante :

-         46 % pour les véadistes historiques ; Ex. : _______________________________

-         43% pour les pure players : ce sont des unités commerciales virtuelles qui proposent, uniquement sur sites spécialisés, une offre profonde concernant un univers spécifique de consommation ;  Ex. : _______________________________

-         11 % pour les enseignes de magasins : Ex. : _______________________________

                           C) LA REGLEMENTATION DE LA VENTE A DISTANCE

 Le Code de la consommation réglemente toutes les techniques de vente à distance.

Ex. :

Des lois spécifiques concernent certaines méthodes de vente.

Ex. :  

La loi Informatique et liberté de 1978 protège les informations sur les personnes et réglemente la création et l’utilisation des fichiers.

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) veille au respect de la loi.

Les entreprises de la FEVAD ont édicté des règles d’autodiscipline garantissant l’éthique de la profession et la déontologie.

 III) LE CHOIX DU TYPE D'UNITE COMMERCIALE

 Pour toute entreprise, le choix du type d’unité commerciale participe à la réflexion générale sur la stratégie de distribution Certaines entreprises choisissent de distribuer leur offre à travers un seul type d’unité commerciale, d’autres optent pour la complémentarité.

                 A) LE CHOIX D'UN TYPE D'UNITE COMMERCIALE

                                1) Le concept de base

 Les caractéristiques physiques et mercatiques du type d’unité commerciale choisi doivent être cohérentes avec le positionnement de l’enseigne Les attentes des clients, la position des concurrents, la vocation de l’entreprise sont donc prises en compte.

Ex. :

La méthode de vente doit être adaptée aux produits et à la demande.

Ex. :

L’implantation d’une unité commerciale physique peut se faire en centre ville, dans un quartier, en banlieue, en zone rurale, dans un centre commercial, sur un lieu de passage. L’emplacement est lié au type d’unité commerciale, aux spécificités de la zone de chalandise (clientèle, concurrents, facilité d'accès et de stationnement) et aux ressources financières de l’entreprise.

Ex. :

                               2) L'adaptation à l'environnement local

 Le concept de base évolue nécessairement pour s’adapter au contexte concurrentiel et à la conjoncture. La décision peut être prise au niveau général de l’enseigne.

Ex. :

 

L’étude de la zone de chalandise permet aussi d’être en adéquation avec la demande locale.

Ex. :

                B) LA COMPLEMENTARITE DES UNITES COMMERCIALES PHYSIQUES ET DES UNITES COMMERCIALES VIRTUELLES

 Certaines entreprises ne distribuent leur offre que par des unités commerciales physiques. Pour d’autres, l’offre est proposée uniquement à distance. Actuellement, de nombreuses entreprises choisissent la complémentarité du virtuel et du physique On parle alors de « stratégie multicanale ». Deux choix s’offrent à l’unité commerciale :

 -         se doter d’éléments de vente à distance ; Ex. : __________________________________________________________

-         créer des points de vente ; Ex. : _____________________________________________________________________

 Les effets de synergie recherchés par cette complémentarité sont évident et sont prouvés par des chiffres.

Ex. : _____________________________________________________________

 IV) L'INTEGRATION A L'ENVIRONNEMENT LOCAL

 Les unités commerciales sont soumises à la réglementation sur l’urbanisme commercial et doivent respecter les obligations économiques et sociales liées à leur statut de commerçant et d’employeurs En tant qu’acteurs de l’environnement local, les unités commerciales contribuent à la vie et à l’organisation de la cité.

                 A) LES ENJEUX ET LES DOMAINES DE L'URBANISME COMMERCIAL

L’urbanisme commercial a pour objet d’améliorer et de contrôler l’aménagement commercial des villes et de leur périphérie.

C’est une préoccupation importante de l’État et des collectivités locales, car le commerce et l’artisanat sont des facteurs influents du développement économique et social des villes.

Les enjeux sont la répartition équilibrée des équipements commerciaux dans l’ensemble de la cité, et leur adéquation harmonieuse avec les infrastructures urbaines.

Il s’agit de contribuer à la préservation de l’environnement et à la qualité de vie des habitants.

La préservation des sites, notamment dans les quartiers historiques protégés, est aussi un domaine de l’urbanisme commercial.

Ex. :

L’urbanisme commercial s’intéresse à la revitalisation des centres-villes (création de zones piétonnes, de galeries marchandes), à l’impact des centres commerciaux (centre commercial régional, centre commercial de quartier). La lutte contre la désertification des zones rurales est aussi une préoccupation.

                 B) LA REGLEMENTATION

 

La loi Royer (31 décembre 1973) soumet à autorisation administrative l’implantation des grandes et moyennes surfaces.

La loi Sapin (29 janvier 1993) a créé les Commissions départementales d’équipement commercial (CDEC).

La loi Raffarin (1996) a durci les mesures sur la limitation des ouvertures et des agrandissements des unités commerciales. La loi abaisse les seuils d’autorisation à 300 mètres carrés. Des observatoires commerciaux ont été créés.

                 C) LA CONTRIBUTION DES UNITES COMMERCIALES A LA VIE DE LA CITE 

En tant que pourvoyeurs d’emplois et agents contribuables (la taxe professionnelle, par exemple), les unités commerciales participent à la vitalité de la ville.

Les unités commerciales ont un rôle à jouer dans le développement non seulement touristique, mais aussi social et culturel de leur ville ou de leur région.

Ex. : Les unités commerciales s’intègrent dans la vie de la cité pour affirmer leurs valeurs et valoriser leur image.

La protection de l’environnement devient un facteur pris en compte par les unités commerciales, qui s’engagent de plus en plus dans des actions de développement durable.

Ex. :

Image du printemps Haussmann : http://earthworm.online.fr/photos/paris/grands-magasins/IMGP6579w.jpg    OU     

http://cdn.magasins-paris.com/images/magasins/free-lance-printemps-haussmann/free-lance-printemps-haussmann-1191179930-X-500.jpg    OU     

http://fabrice.info/blog/wp-content/20090430-magasins-printemps.jpg    OU   

http://fabrice.info/blog/wp-content/20090430-magasins-printemps-2.jpg    OU  

 

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site